Tout ce qu’il ne faut pas faire

Quand je dis que la 2ème grossesse ne ressemble pas à la première, il y a un point essentiel à évoquer: tout ce qu’il ne faut pas faire.

A toutes les femmes enceintes stressées et/ou surveillées de très près pour diverses raisons, ne lisez pas la suite. Je ne veux choquer personne…

Pour ma première grossesse, j’ai fait attention. Sans devenir parano non plus, mais quand même. Et j’ai la chance d’être immunisée contre la toxo, donc ça limite aussi les contraintes.
Pour cette deuxième grossesse, c’est différent. Je ne prends pas de risques inconsidérés. J’ai beaucoup discuté avec mon gynéco qui est plutôt cool sur le sujet. Je mange des fromages au lait cru, et même du saucisson. Mon gynéco a vu 3 cas de listériose en 30 ans de pratique. Ça ne veut pas dire que ça ne m’arrivera pas. C’est juste peu probable.
Certains disent d’ailleurs que les bébés sont de plus en plus souvent allergiques au lait parce que les femmes enceintes évitent le lait cru. Je ne sais pas si c’est vrai, mais ça ne me paraît pas incohérent.
Je mange même des sushis. Mais je fais très attention à la provenance des aliments. J’évite les fruits de mer, j’habite trop loin de la mer. Je n’irai pas manger des kebabs dans un boui boui un peu louche. Je ne mangerai pas des sushis dans un pseudo fast food. Mais 9 mois sans sushis, c’était pas possible!!!
Je fais gaffe aux dates de péremption. Je ne mange pas un vieux truc qui est ouvert depuis des semaines, même s’il a l’air bon.
Et c’est con à dire, mais ça me libère!!!

Le dernier truc, c’est de porter. Je ne vais pas passer 9 mois sans porter ma fille. Même si elle fait bien plus de 10kg. Elle a besoin de mes câlins, et j’ai besoin des siens! Bien sûr, vers la fin, avec le gros bide, ce sera plus technique. Mais on trouvera bien une solution!

Le tournant

Aujourd’hui, je commence mon cinquième mois. Ca me paraît dingue !
Pour ma première grossesse, le cinquième mois, ça avait été le tournant. Et c’est le cas pour celle-là aussi. A partir de l’écho, et jusqu’à la fin, je serai suivie par mon obstétricien, et plus par mon gynéco habituel. Je vais devoir prendre rendez-vous avec une sage-femme pour la préparation à l’accouchement.
En fait, à partir d’ici, on ne regarde plus les risques que ça s’arrête. On n’imagine plus un retour à la case départ. On se tourne vers la suite, on prépare l’accouchement. L’hypothèse que ça aille jusqu’au bout devient une réalité (même si je suis bien consciente qu’il peut encore y avoir des problèmes). On se prépare pour la rencontre, pour l’accueil de ce petit être. Symboliquement, la santé de la mère passe progressivement après celle du bébé.
Début du cinquième mois… Presque la moitié ! 4 mois complets, et dans 5 mois, un petit bébé. Youhou !!!

La deuxième grossesse

La deuxième grossesse, ça n’a rien à voir avec la première. Parce que ce n’est plus « la première fois ». Mais pas seulement.
La première grossesse, c’est celle par laquelle on devient mère. On découvre que c’est possible, que ça peut marcher. On découvre les 9 mois de cheminement jusqu’à la naissance, puis la vie avec un petit être qu’on aime plus que tout. On se découvre des sentiments qu’on n’aurait jamais imaginés, un attachement bestial à un petit être encore en développement…
On découvre les examens de suivi, on stresse pour des résultats, on se dit que les mauvaises nouvelles, ça n’arrive pas qu’aux autres…
Pour une deuxième grossesse, tout est différent. On sait que ça peut marcher. Dès le début, on se dit que, dans le pire des cas, s’il y a une fausse couche, on retentera, et on aura nos chances. On se dit que si ça ne marche jamais, on a déjà un petit être qui remplit nos vies.
On connaît les étapes jusqu’à la rencontre. On connaît les examens, et on se met moins la pression sur les résultats. Même l’entourage ne réagit pas forcément pareil. Un deuxième bébé, c’est presque une suite logique, les gens s’y attendent. De leur point de vue, c’est juste la vie qui suit son cours. Peu importent les difficultés qu’on a pu avoir pour ce deuxième…
Ma deuxième grossesse ne ressemble en rien à la première. J’ai découvert les symptômes du premier trimestre, fatigue, nausées, seins douloureux, que je n’avais quasiment pas ressentis pour la première. J’ai eu plus de mal à « rentrer dedans », parce que je m’étais faite à l’idée que, peut-être, je n’aurais qu’un seul enfant. Je ne dis pas que je ne m’en suis pas réjouie, mais c’était différent. Moins magique… Mon « petit secret » des trois premiers mois n’a pas eu le même effet. J’étais peut-être simplement trop fatiguée pour en profiter.
Depuis quelques temps, mon bébé bouge. Je retrouve cette sensation si exceptionnelle. Pour moi, le lien avec mon tout petit devient palpable. Il bouge quand je suis à mon bureau, quand je regarde la télé, quand je suis occupée, peu importe où. Grâce à ça, aujourd’hui, ma deuxième grossesse retrouve la magie de la première. Le petit Gaby prend vie à l’intérieur de moi. Et je me remets à rêver à tous les beaux moments qui se préparent…
Un grand merci à la Vie pour ce joli cadeau…

Comme une débutante

Je me suis fait avoir comme une débutante… Je pensais être suffisamment consciente du côté délicat de l’annonce d’une grossesse, surtout avec tous les blogs PMA que je lis. Et pourtant…

L’autre jour, nous étions chez des très bons copains, S & G. Du genre très bons au point que nos hommes ont été témoins l’un de l’autre à nos mariages respectifs.
S & G ont un enfant, qui aura 5 ans en septembre.

Nous étions chez eux, avec d’autres. A l’apéro, je dis que je prendrai un orangina, et G me dit en rigolant que je ne prends pas d’alcool, c’est louche. Je réponds qu’effectivement, pas d’alcool, puisque le petit frère est en préparation. Il nous félicite, les autres aussi. Personne ne pose de questions, et je n’insiste pas. J’aurais pu leur faire remarquer que personne n’avait demandé la date prévue. Il faut croire qu’une bonne intuition (féminine, sans aucun doute!) m’a retenue…

On a mangé. J’étais assise près de S & G. La conversation tourne autour du nombre d’enfants. S dit qu’elle en voudrait 3, puis, plus discrètement, que le 2ème ne veut pas arriver.
Et là, je me suis sentie conne. J’en avais déjà parlé avec elle, il y a un bout de temps. Elle n’était pas prête à recommencer trop vite pour plein de raisons: elle avait pris 25kg pendant la grossesse qu’elle galérait à perdre, les premiers mois avaient été difficiles, leur maison était toujours en travaux, le bébé avait vraiment fait ses nuits à 18 mois (les boules!!!), ils avaient engrangé beaucoup de fatigue…
Mais maintenant qu’il est à l’école, tout est plus facile. Je m’étais déjà demandé quand ils allaient “faire le 2ème”. Et ça marche pas. Pour le 1er, ça avait marché vite. Comme quoi, rien n’est jamais acquis.

Nous avons peu parlé. Mais j’ai senti la douleur dans leurs yeux. Je m’en suis voulu. On les connaît bien, très bien même, et j’avais rien calculé. Comme si je n’étais pas consciente que ce genre de choses arrive finalement assez souvent. J’ai honte…

De l’autonomie

Notre fille est de plus en plus autonome. C’est bien…Ou pas…

Depuis quelques temps, quand elle a faim, elle va dans la cuisine, ouvre le frigo, sort un yaourt ou un petit suisse, va chercher une cuillère, s’installe à table sur sa chaise et commence à manger. Tout ça le plus naturellement du monde…

Très autonome cette petite!

Massage


Samedi matin, j’ai eu droit à un massage. C’était mon cadeau de Noël de la part de mon Chéri (ok, je lui avais légèrement suggéré).
Et c’était top!

Au début, j’ai eu peur qu’il n’ait pas pensé au fait que j’étais enceinte. Et j’avais déjà envisagé de négocier pour le faire après la grossesse. Mais en fait, Super Chéri avait tout prévu, et il les avait prévenus! Tout le monde était aux petits soins, encore plus que pour une autre cliente…

J’ai commencé par un bain bien chaud avec des jets massants. Le tout dans un décor sobre, design… Je suis sortie de là, j’étais bien détendue!

Ensuite, massage. Au moins une heure. Avec UN masseur.
Bon, quand j’ai vu le micro slip en papier, j’ai eu un moment de solitude. Mais en fait, avec la serviette, il n’a rien vu. (Ou alors il a fait ça discrètement, et j’ai rien capté!). Mais j’étais à l’aise, c’est l’essentiel!
J’ai pas pu m’empêcher de me demander ce qu’il se passait dans sa tête. Ce gars passe sa journée à masser des femmes quasi nues… et il n’avait pas l’air homo!!!
Le soir, il raconte à sa copine comment étaient ses “conquêtes” du jour???
Je sais pas si je supporterais que mon homme fasse ça! (Mais ça ne risque pas d’arriver, c’est cool!)

Mon masseur était top! J’ai passé un très bon moment, qui aurait été parfait si je n’avais pas eu le nez bouché. Imaginez le moment sensuel quand je lui ai demandé un mouchoir, et que, forcément, je me suis mouchée sans aucune classe, pour pouvoir enfin respirer!
A part ça, c’était super.

Pour finir ma matinée, j’ai eu droit à un thé servi dans un petit salon très cosy, toujours en peignoir. Si j’avais été habillée, ça n’aurait pas eu le même charme! Là, je me sentais presque à la maison.

Après 2h passées hors du temps, je suis retournée à la civilisation… Et j’étais zen!!!

Oeuf à la coque

Ce midi, j’ai mangé un œuf à la coque. Et je vais faire un post là-dessus. Et oui!
A une époque, j’ai arrêté d’en manger. Une histoire de cholestérol. Puis j’ai changé de pilule, mon cholestérol est descendu, le temps a passé, et j’ai recommencé à en manger.
Et j’ai redécouvert les œufs, et c’est carrément bon.

Récemment ma fille a mangé son premier œuf à la coque. On lui a sorti le grand jeu, son père lui a tartiné des mouillettes, et on a attendu sa réaction. Qui a été à la hauteur de nos espérances: elle a adoré!
Bon, il faut être honnête, ma fille aime manger, alors on avait nos chances.

Depuis, j’ai envie de lui faire découvrir des traditions. Les plaisirs simples, bien sûr, comme cet œuf à la coque. Mais aussi les traditions françaises. Les trucs que je ne fais jamais. Et depuis, je fais des essais: blanquette, boeuf bourguignon…
J’apprends à cuisiner pour ma fille. Si c’est pas beau, ça!